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les personnages célèbres du village

André FILIPPI
andre filippi

 Né, en 1902, André Filippi a eu, dès son plus jeune âge, des dispositions pour le dessin. Il fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Toulon où il obtient de nombreux prix. Electricien à l’Arsenal, il y est mobilisé pendant la seconde Guerre Mondiale. Cette période tourmentée et les événements l’obligent à quitter Toulon avec sa famille. Il se réfugie à Solliès-Ville pendant 18 mois. Il habite rue Marseillaise.

 Ami de M. Paul Maurel, maire du village de 1944 à 1959, dont il a eu l’occasion d’illustrer de nombreuses œuvres, il se fait des relations au sein du village. Le berger, M. Fabre, typique, enveloppé dans sa cape, lui sert de modèle pour un tableau tout d’abord et un santon par la suite. Cet homme à l’âme simple, cultivé et intelligent, plait énormément à Filippi qui devient un de ses meilleurs amis.

 Pour se consacrer entièrement à son art, il quitte l’arsenal et crée une petite entreprise de santons. Un ami représentant le fait connaître dans la région et bien au-delà, si bien qu’au bout de peu de temps, les commandes dépassent le rendement. Ces santons de terre non cuite reproduisent des petits personnages haut de 3 cm tout d’abord, puis peu à peu André Filippi crée des santons puces qui acquièrent la célèbre réputation qu’ils ont toujours. Notre village et ses ruelles ont servi de modèle à ses décors de crèches.

Carte postale (Filippi-Petit)
dessinfilippi
Dessin Filippi


Jean Aicard et Forbin de Solliès
L’oustaou de Maurin des Maures

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Jean Aicard, ©Photo aimablement communiquée par Editions Marius Bar-Toulon
Jean Aicard et Palamède de Forbin

 (Texte inspiré de « Je dis tout », n° 807 samedi 14/08/1920.)

 Les seigneurs des lieux les Forbin ont inscrit leur nom dans l’histoire de la région. Palamède de Forbin est le premier de cette famille à s’être illustré en jouant, au XV siècle, un grand rôle dans l’union de la Provence à la France. C’est cela que Jean Aicard va faire revivre en écrivant une œuvre dramatique « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René » qu’il fera jouer par la Comédie Française, le 7 août 1920, jour de fête commémorant la réunion de la Provence à la France. Il choisira comme décor les ruines du château des Forbin.

 Le 7 août 1920, sous un soleil radieux tout le monde monte à Solliès-Ville pour assister à la fête commémorative et aux trois inaugurations. Vers 15h00, on procède à celle du monument aux morts, petite construction adossée au mur de l’horloge. Une plaque en marbre porte le nom des douze enfants du pays, morts pour la France. Plus bas, quelques vers de Jean Aicard leur rendent hommage. On inaugure aussi un médaillon représentant Antonius Aréna, poète macaronique, qui s’est battu contre les troupes de Charles Quint en 1536, pour défendre son village natal. Ce médaillon est réalisé par le sculpteur Paulin Bertrand.

 A 16h30, les spectateurs se pressent sur l’esplanade de la Montjoie pour voir la pièce du poète. Les ruines servent de scène. La porte, brèche béante sert d’entrée aux artistes. Un petit oratoire placé sur un des côtés, ajoute une note plaisante au décor. La musique des équipages de la flotte joue en entrée la « Marche des Rois ». Un coup de clairon retentit, la pièce commence. Eugène Silvain, joue le rôle du bon roi René, Gerbault celui de Palamède de Forbin. Les membres de la Comédie française tiennent les rôles principaux. Dans cette pièce il est question de l’héritage du bon roi René et de l’influence de Palamède sur la décision de l’héritier du comté de Provence. Jean Aicard souligne aussi l’admiration du roi René pour Jeanne d’Arc et pour la France. Vers 19h00, la foule acclame les comédiens et l’auteur. C’est un succès énorme et désormais on ne viendra plus par hasard dans ce petit village, perché sur la colline.

Ruines du château des Forbin


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Léon Vérane
Le Tournebride


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Le poète Léon Vérane, venu passer ses congés achètera la maison située à l’entrée de la place qu’il baptisera « Le Tournebride ».

Antonius Arena

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Eugène Silvain, comédien de la Comédie Française, ami de Jean Aicard, interpréta le rôle du Bon Roi René dans la pièce de théâtre écrite par le poète et jouée au mois d’août 1920. Le 19 mai 1929 le conseil municipal honora le tragédien en donnant son nom à une des places du village.

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Buste Eugène Silvain, photo C.Cres & Buscheard

Paul Maurel 1883-1975, instituteur, historien. En 1936 il écrit « la vie tourmentée d’une commune à travers les âges » récit qui met en valeur l’histoire de notre village et son patrimoine.

 

François Armagnin, ouvrier armurier à l’Arsenal, chef de bureau à la mairie de Toulon. Poète, il collabore à de nombreuses revues littéraires.

 

Autour du Clocher de Solliès-Ville

 

Cloche Sainte, quand la nuit tombe.
Dans la plaine et sur le côteau,
Berce l’enfant dans un berceau
Et le vieillard près de la tombe
Et verse, tout le long du jour,
Dans le cœur de tous, l’amour.

 

 F. Armagnin

Le clocher
campanille
Le Campanile, photo C.Cres & F.Buscheardt



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